Stop répression

Tous unis contre la répression

 

À l’occasion de la journée internationale contre les violences policières,

la Coordination des sans-papiers et la campagne Stop Répression des JOC s’associent

pour dénoncer la répression policière et le racisme d’État lors d’une manifestation qui aura lieu à Bruxelles ce 15 mars 2017.

 

Les récentes mesures sécuritaires renforcent le contrôle, les abus policiers et la criminalisation envers les migrants et les sans-papiers, ainsi que d’autres catégories de personnes désignées comme « dangereuses » : jeunes de quartiers, musulman. e. s, racisé.e.s,…  Cette politique répressive, largement véhiculée à travers les médias, est menée contre ceux que l’on désigne comme « l’ennemi intérieur ». Elle est utilisée par les dirigeants pour masquer leur incapacité à répondre aux vraies causes de l’insécurité : l’augmentation des inégalités par la mise en place de mesures d’austérité qui précarisent l’ensemble de la population.

Les politiques sécuritaires et liberticides des gouvernements mettent en danger les droits et les libertés de toutes et tous. Ne nous laissons pas aveugler et diviser par la peur. Unissons-nous pour stopper ces mesures autoritaires qui ne résolvent rien et ne font qu’alimenter l’exclusion et la violence engendrée par notre société.

 

Soyons nombreu.se.x à nous lever contre la répression ce 15 mars à 17hgare du Nord pour exiger :

–  la fin de la criminalisation des sans-papiers et la régularisation pour tous

–  le retrait des mesures racistes et liberticides

–  le retour des militaires dans les casernes

Lien vers l’appel :http://www.stop-repression.be/

 
 
 

Premiers signataires :

 

Coordination des sans-papiers Belgique, JOC

MOC, Jeunes CSC, Jeunes FGTB, Bruxelles Pantheres, JAC, LCR, Cellule d’Observation et d’Ecoute Citoyenne (COEC), Comité des parents contre les violences policières à Molenbeek, Change asbl, Alternative libertaire Bruxelles, ESG asbl, USE Bruxelles, CADTM, Cellule d’Observation et d’Ecoute Citoyenne (COEC), Bruxelles Zone Antifasciste, Ecolo j

Emile

C’est avec tristesse que nous avons appris ce week-end le décès de Emile Servais.

Emile fut président du MOC de Namur pendant de nombreuses années. Son implication et sa militance au sein du mouvement furent entières.

Toutes nos pensées et condoléances vont vers sa famille, ses proches, ainsi que vers celles et ceux qui ont cheminé un bout de route avec lui.

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La plateforme « Belfius est à nous » ne voit pas l’intérêt d’une introduction en bourse de Belfius

Bruxelles, 24 Janvier 2017 – 21 organisations de la société civile belge francophone et néerlandophone lancent la plateforme « Belfius est à nous », avec pour objectif principal d’attirer l’attention sur l’avenir de la banque et de plaider pour qu’elle devienne une banque à finalité sociale.

Le ministre des Finances Johan Van Overtveldt a signifié il y a quelques jours qu’une introduction en bourse partielle de Belfius était « une option valable », répondant ainsi à une proposition faite un mois plus tôt par le CEO de la banque, Marc Raisière. La plateforme « Belfius est à nous » appelle à un débat approfondi sur la valeur sociétale de Belfius avant qu’une telle mesure ne soit envisagée.

Différentes organisations de la société civile – FairFin, Financité, CNE, LBC-NVK, CSC, FGTB wallonne, BBTK-SETCA, Hart boven Hard, KWB, Masereelfonds, Attac Vlaanderen, Attac Wallonie-Bruxelles, CADTM, CEPAG, Banquepublique.be, Iteco, Poliargus, Gresea, MOC, Acide et SAW-B – se sont organisées au sein d’une plateforme pour exiger une analyse approfondie du rôle social de Belfius dans l’économie belge et ouvrir le débat sur l’avenir de la banque.

Belfius est devenue la propriété de l’État belge en octobre 2011 suite au sauvetage de Dexia Banque Belgique avec l’argent des contribuables belges pour un montant de 4 milliards d’euros. Belfius fait actuellement figure d’exception dans un secteur financier belge dominé par les banques privées, pour beaucoup entre les mains de groupes étrangers. Au cours de ces dernières années Belfius a investi plus d’argent dans des activités locales que ne l’avait fait Dexia auparavant, mais elle s’est aussi engagée dans des restructurations, des réductions d’effectifs et des fermetures d’agences.

Une privatisation problématique

La plateforme « Belfius est à nous » est pour le moins perplexe quant à l’opportunité de procéder à une privatisation même partielle de la banque. L’avantage financier d’une éventuelle privatisation témoigne d’une vision à court terme : une privatisation implique en effet la perte de l’ensemble des bénéfices futurs et surtout la perte de contrôle sur la mission de la banque. On abandonnerait par ailleurs la possibilité d’une vision à long terme, d’un ancrage local et d’une responsabilité sociétale de la banque au bénéfice d’une vision court terme visant à satisfaire les besoins des détenteurs d’actions cotées en Bourse. Autant de conséquences négatives pour la population.

Belfius a une valeur sociale

L’orientation des prêts, des investissements et des autres activités d’une banque a un impact très important sur la dynamique économique et sociale de la région dans laquelle elle opère. Aujourd’hui, les besoins – par exemple en matière de rénovation écologique des infrastructures, de rénovation et de développement des écoles et des services sociaux – nécessitent des investissements massifs. C’est justement là qu’une banque comme Belfius pourrait jouer un rôle important. Pour la plateforme « Belfius est à nous », Belfius constitue une excellente opportunité pour relever les défis économiques, sociaux et environnementaux auxquels la Belgique fait face. Mais, pour ce faire, la banque doit avoir une mission explicite de développement social et écologique et la société belge doit disposer de moyens effectifs pour contrôler le respect et l’application de cette mission.

Doter la banque d’une mission sociétale et la mettre son contrôle de la société pourrait présenter de grands avantages économiques et sociaux, et une gestion prudente et intelligente permettrait d’en faire une garantie de stabilité en cas de crise.

Ce sujet a été analysé par la New Economics Foundation : dans son rapport, l’organisation britannique passe en revue les modèles alternatifs aux banques actionnariales pour appuyer une campagne visant à faire de la Royal Bank of Scotland – en cours de privatisation – une banque d’intérêt général. L’an dernier, la banque hollandaise ABN Amro – qui était dans une situation similaire à Belfius et Royal Bank of Scotland – a été introduite en bourse sans débat public. Le journaliste Arne van de Wal de Follow the money décrit la situation qui a prévalu alors aux Pays-Bas : « Une privatisation aurait été un moyen de se rembourser rapidement, et personne ne voulait une crise du gouvernement. Mais les journalistes – moi inclus – ont été complices, tout comme l’armée des économistes dominants auto-proclamés, en détournant notre attention de ce sujet. »

La plateforme «Belfius est à nous» lance aujourd’hui le site éponyme www.belfiusestanous.be. Les organisations plaident pour que Belfius ne soit pas privatisée et pour qu’un débat approfondi sur les alternatives ait lieu. La plateforme entend contribuer activement à l’alimentation de ce débat.


Plus d’info

Frank Vanaerschot: 0487-671627 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et Aline Fares : 02.201.07.70

Article en réaction à la proposition du CEO de Belfius en faveur d’une introduction en bourse

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Nous devons ouvrir les fenêtres.

Beaucoup sont déjà entr’ouvertes mais il faut poursuivre,

re-questionner nos convictions, nos options, nos pratiques, nos balises.

Nous devons ouvrir les fenêtres.

Le monde change de manière débridée, monde où la finance, le profit, le gain,  la puissance et la force se balancent pas mal de nos démocraties, de la participation citoyenne, du multiculturel, de la cohérence du vivre ensemble, du respect des genres.  Nous devons remettre le POLITIQUE NOBLE au centre de notre action et le dire.

Nous devons ouvrir les fenêtres,

pour comprendre ce qui bascule et ce qui déstabilise nos fondamentaux, nos convictions.  Sommes-nous face au chaos ?  Comment dire ce que je suis, ce que je pense ?  Comprendre nos hésitations, nos peurs et surtout être fiers de ce que nous sommes collectivement.

Nous devons ouvrir les fenêtres.

Je fais le vœu de 3 années à venir de réflexions, d’écoute, de recherches, d’échanges, de refondation des possibles.  Avec nos organisations constitutives, avec nos militants, bénévoles et volontaires, avec nos partenaires, avec une accessibilité à tous les publics, de toutes tendances, de tous horizons.

Je me refuse à devoir demain faire le choix de nos politiques futures sans permettre de nouveaux chemins, de nouvelles voix, de nouveaux possibles, de nouvelles expressions, de nouveaux comportements, de nouvelles vies et ceci, avec force et conviction dans un mouvement debout et ouvert. Notre pluralisme sera celui de ceux qui veulent la synthèse dans le changement et non l’accord autour de consensus mou.

Ouvrons toutes les fenêtres.

Pour ce faire, je propose que toutes les formes organisationnelles soient possibles et souhaitables.  Chacune et chacun doit avoir sa place et être acteur de cette transformation sociétale.  Nous devons être le moteur de cette transhumance politique.

J’ai l’ambition de vous proposer prochainement un projet de plan d’actions à débattre, articulé entre autre autour de 3 années de mobilisations : l’organisation de 3 universités d’été et d’un rassemblement pluraliste de synthèse en 2020.

Ouvrons les fenêtres.

Bonne année 2017.

Dominique Geeroms

Secrétaire fédéral MOC Hainaut Centre

Jeanine Wynants-Kemps
Tilleur 6 mai 1925
Huy 21 janvier 2017
 
Fille unique de Félix Kemps et d’Octavie Jadoul, tous deux travailleurs dans le bassin industriel de Liège,
Jeanine Kemps est née le 6 mai 1925 à Tilleur. C’est dans cette commune et à Flémalle-Grande qu’elle
passe son enfance et sa jeunesse. Après ses humanités gréco-latines au lycée de Seraing, elle s’engage,
en 1943, à la fédération régionale de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne Féminine (JOCF), mouvement dont
elle devient présidente nationale (francophone) de 1948 à 1952.
Elle épouse Arnold Wynants (1921-1977), président de la branche masculine (francophone) de la même organisation,
futur président national des Equipes Populaires, puis secrétaire politique du Mouvement Ouvrier
Chrétien (MOC), décédé en 1977. Elle a trois enfants, cinq petits-enfants et deux arrière-petits-enfants.
A partir de 1955, J. Wynants milite au sein des Ligues Ouvrières Féminines Chrétiennes, devenues Vie
Féminine. Elle assure la présidence nationale de ce mouvement de 1968 à 1979. En cette qualité, elle est
aussi vice-présidente du MOC. De 1972 à 1985, elle est membre du conseil d’administration de l’Union internationale
des organismes familiaux (UIOF) et de la Coordination des organisations familiales de la Communauté
européenne (COFACE). Membre de conseil d’administration de l’Université catholique de Louvain
de 1975 à 1990, elle succède à Victor Michel comme présidente nationale du MOC francophone, de 1979
à 1985. A ce jour, elle est la seule femme à avoir exercé cette responsabilité. Durant ce mandat, elle est
vice-présidente de la Fédération nationale des coopératives chrétiennes, membre du comité de direction de
la banque coopérative BACOB et présidente du pouvoir organisateur de l’Institut Cardijn. Au plan régional,
elle préside le pouvoir organisateur des Centres PMS hutois, de 1977 à 1990.
Après son accession à la retraite, J. Wynants préside la Commission Justice et Paix de Belgique francophone,
de 1987 à 1994, et la Commission Justice et Paix Europe, de 1993 à 1996. En 1994, elle est la première
femme à être nommée par le pape Jean-Paul II en qualité de consulteur du Conseil pontifical Justice
et Paix, mandat qu’elle exerce jusqu’en 1999.
Par la suite, elle milite au sein du mouvement des aînés du MOC. Elle est également membre de la Commission
internationale du MOC, en charge du dossier Afrique-Grands Lacs. Elle s’active au sein de l’Escale,
maison d’accueil pour sans domicile fixe, fruit d’une collaboration entre la paroisse, la commune et
le CPAS de Wanze, et de l’ASBL Esperanza-Tiers monde, qui fournit du matériel éducatif aux écoliers de
l’Altiplano bolivien. Elle est vice-présidente du Conseil consultatif des aînés de la commune de Wanze, de
2008 jusqu’à la fin 2012, et référente de la Commission sociale de cet organisme chargé de faire connaître
les besoins et les préoccupations des seniors.
Le 31 janvier 2011, le conseil communal de Wanze lui décerne, à l’unanimité, le titre de Citoyenne d’honneur
de cette entité, « pour son engagement constant dans la vie associative ». J. Wynants passe les cinq
dernières années de sa vie à la Résidence Notre-Dame de Huy, ville où elle décède le 21 janvier 2017.

sanspap

La Journée internationale des Migrants de ce 18 décembre, nous la dédions aux sans-papiers : ceux et celles dont on ne parle que peu, ou mal, dont la société dit ne pas vouloir, ceux et celles qui se trouvent au bout de la chaine de la citoyenneté et de la légitimité.

La cause des sans-papiers est passée sous silence... Elle est pourtant cruciale. Non seulement parce que leur situation s'aggrave de jour en jour, qu'ils sont la cible d'une politique migratoire belge marquée par une répression grandissante. Mais aussi parce que leur situation révèle jusqu'à quel degré les droits les plus fondamentaux communs à tous - et à travers eux, notre société - peuvent être attaqués.

Être sans-papiers en Belgique, c'est être là sans s'en voir reconnaitre le droit. C'est, à ce titre, courir le risque permanent de se faire arrêter, enfermer, expulser. De quoi condamner à vivre dans l'ombre et dans la peur 100 à 150.000 femmes, hommes et enfants, qui vivent en Belgique souvent depuis des années, y ont développé des attaches fortes - affectives, familiales, professionnelles - et estiment ne pas pouvoir rentrer dans leur pays, dévasté par les injustices et la violence.

Chaque jour, des personnes sans-papiers sont arrêtées - dans la rue, à leur domicile, à la commune ou encore à l'Office des étrangers - et sont envoyées en centre fermé, pour n'avoir commis d'autre délit que celui de ne pas disposer de titre de séjour. En 2015, 6.229 personnes ont été détenues dans ce cadre et 80% d'entre elles ont été renvoyées vers le pays d'où elles provenaient.

Ces mêmes personnes sont, de par leur situation ultra-précaire, exploitées quotidiennement sur le marché du travail. Le 18 décembre, qui commémore l'adoption de la Convention internationale sur la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille, peut à ce titre d'autant plus leur être dédié. Les sans-papiers, sans sécurité ni droits, sont - plus encore que tous les migrants - instrumentalisés comme de véritables outils de dérégulation du droit du travail, permettant de faire pression sur le salaire de tous les travailleurs. La signature de cette convention par l'État belge et sa mise en oeuvre s'imposent d'urgence, pour que soit mis fin à cet esclavage qui ne dit pas son nom.

Chaque jour, des personnes sans-papiers sont arrêtées et sont envoyées en centre fermé, pour n'avoir commis d'autre délit que celui de ne pas disposer de titre de séjour. 

Au-delà du risque quotidien d'arrestation et de leur exploitation au travail, les sans-papiers ont dernièrement fait l'objet d'une attention toute particulière de la part des autorités belges.

Le 16 mars 2016, Hamed, porte-parole du collectif des Afghans, était expulsé vers l'Afghanistan. Le 24 novembre dernier, c'était le tour de Sow, représentant du collectif Ebola, d'être renvoyé de force vers la Guinée-Conakry. En arrêtant ces deux leaders du mouvement des sans-papiers, les autorités donnaient un signal fort aux militants de la cause et privaient de nombreuses personnes de la voix qui leur était donnée sur la place publique.

Nous restons également marqués par l'évacuation du collectif La Voix des Sans Papiers, le 19 septembre à Molenbeek, qui s'est déroulée moyennant des dispositifs guerriers - hélicoptères et armes lourdes - pour déloger quelques personnes complètement désarmées. Régulièrement, des dizaines de personnes et familles sans-papiers sont évacuées du lieu inhabité qu'elles occupaient collectivement, pour avoir un toit mais aussi en vue de rendre leur cause visible. Trop souvent, ces collectifs sont évacués sur base de motifs bancals et ce, vers nulle part, sans qu'aucune alternative d'hébergement leur soit proposée, en hiver comme en été.

Dans sa note politique du 27 octobre dernier, le Secrétaire d'État à l'asile et à la migration annonçait sa volonté d'augmenter le nombre de places en centre fermé, d'étendre la durée de détention à 18 mois, et d'enfermer à nouveau des familles avec enfants. Il prévoit en outre une modification de loi permettant la violation du domicile - principe garanti par la constitution -, en vue de faciliter l'arrestation des personnes en séjour irrégulier.

Ces mesures répressives en cascade s'institutionnalisent l'une après l'autre et s'accompagnent de discours criminalisant, associant de manière répétitive et inlassable les qualificatifs d'étrangers, d'illégal et de criminel. Une association renforcée par des opérations telles que "Gaudi", véritables chasses aux personnes sans-papiers commettant de petits délits, permettant de focaliser l'attention sur une petite minorité, absolument non représentative de l'écrasante majorité.

De quoi donner raison aux personnes qui ont peur des étrangers, justifier les politiques mises en oeuvre à leur égard et ainsi produire une population exclue de toute citoyenneté, sans dignité ni droits.

La répression sévit et l'étau ne cesse de se resserrer autour des sans-papiers, dans une indifférence quasi générale, construite autour de fantasmes sécuritaires anti-migrants et oubliant la part de responsabilité de nos gouvernements, non fantasmée elle, dans les causes qui chassent ces personnes de leur pays. La logique ici dénoncée s'exerce certes de manière exacerbée vis-à-vis des personnes sans droit de séjour, mais les citoyens européens n'en sont pas épargnés.

Ce 1er décembre, comparaissaient devant le tribunal six passagers d'un avion qui, le 17 août dernier, s'étaient levés pour contester le traitement réservé à un homme que la police tentait de contraindre au retour vers le Cameroun. Le Secrétaire d'État a précisé qu'il lancerait les mêmes poursuites contre toute personne qui se manifesterait en ce sens et ce, au nom du "coût" élevé d'une expulsion échouée et de la "frustration" que cela peut générer chez les agents en charge de cette expulsion. Sans égard pour ce que peut ressentir la personne expulsée, ni pour la nécessité démocratique d'un contrôle citoyen.

La même répression est de mise pour les chercheurs d'emploi, les bénéficiaires de l'aide sociale, les ayants droit à l'aide juridique, soupçonnés a priori d'imposture et soumis à des contrôles toujours plus pressants.

Laisser ces mesures prendre le pas, c'est cautionner le déploiement sournois et progressif d'un tel modèle de gestion de la société dans son ensemble. Un modèle dangereux qui - il le montre déjà - a le pouvoir de faire déraper la démocratie et les libertés qui lui sont inhérentes. Difficile, sous cet angle, de taire le goût de déjà vu que le climat actuel dégage. Au final, les premiers visés ne sont pas les seuls à avoir souffert, c'est l'ensemble de la société qui en a été profondément meurtrie.

 
Alors, à bon entendeur : "C'est pas les immigrés, c'est pas les sans-papiers, c'est la loi qu'il faut changer",

Signataires :

CEPAG, CIRÉ, CNE, Coordination des sans-papiers, CSC, FGTB, Journal des Sans-Papiers, La Communauté du Béguinage, La Marche des Migrants de la région du Centre, Le Monde des Possibles Asbl, Migrations et Luttes Sociales, MOC, MRAX, Sireas/SASB, SOS Migrants.

Le Mouvement ouvrier chrétien a pris connaissance avec consternation de la note de politique générale du secrétaire d’État à l’Asile et la Migration. Cette note est malheureusement sans surprise tant elle suit, voire approfondit le sillon que creuse Théo Francken depuis le début de la législature. En toile de fond, il y a encore et toujours cette stigmatisation permanente dont les migrants font l’objet dans chacune des mesures prônées.

Parmi les priorités fixées, l’enfermement des enfants et des familles suscite tout particulièrement de fortes inquiétudes et l’indignation du MOC. Le secrétaire d’État annonce que des travaux seront réalisés à proximité du centre 127 bis en vue de l'implantation de logements fermés pour les familles. Ces logements constituant, selon lui, la phase finale de la politique de retour des familles. Théo Francken semble volontairement ignorer que la Cour européenne des droits de l'Homme de Strasbourg a déjà à 3 reprises condamné la Belgique pour avoir infligé des traitements inhumains aux enfants détenus dans ses centres. Et qu'en vertu du principe de l'intérêt supérieur de l'enfant, de nombreuses instances se sont prononcées contre toute mesure de détention visant les enfants en raison de l'irrégularité de leur séjour. Le MOC exige donc que l’on mette fin définitivement à l’enfermement des enfants qu’ils soient accompagnés ou non de leurs familles. Monsieur Francken semble ne pas aimer l’illégalité… nous lui demandons donc d’être cohérent quand il s’agit de respecter les condamnations.

Les autres mesures de la note de politique générale sont à l’avenant. La déclaration d’intégration des primo-arrivants, l’application systématique du règlement de Dublin, la limitation de la durée de séjour des réfugiés… sont autant de décisions qui rognent toujours plus les droits des migrants, précarisent davantage leur intégration et portent atteinte à leur dignité ! La vision du migrant qui s’en dégage est abominablement stigmatisante et renforce la peur, les préjugés et le racisme. Elles laissent entendre que les migrants veulent abuser de notre système, de notre hospitalité, que leurs valeurs ne sont pas conformes aux nôtres, qu’ils constituent une menace potentielle pour notre sécurité. Le MOC ne peut souscrire à cette conception qui va à l’encontre de toutes les valeurs de justice sociale, de solidarité, de respect et de dignité de la personne humaine.

En conclusion, le MOC souhaite s’adresser aux partenaires gouvernementaux du secrétaire d’État N-VA : combien de temps comptez-vous encore supporter des mesures et déclarations populistes qui flirtent toujours plus avec les limites de l’État de droit ? Une réaction s’impose !

Christian KUNSCH,
Président du MOC

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