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Les masques solidaires – Vie Féminine Centr'hainaut

Vie Féminine a, sur le territoire du Hainaut Centre, plusieurs antennes qui mettent en place des ateliers de couture. Ces ateliers ont comme but d’une part de briser l’isolement et de l’autre d’engager une lutte contre la pauvreté en permettant aux femmes de travailler en patchwork des vêtements usés (entre autres). Suite à l’urgence de la pénurie de masques dans les services socio-sanitaires, ces groupes ont réagi promptement. Dans un premier temps, les ateliers se sont reconvertis en créateurs de masques buccaux à destination des services médicaux, des ambulances et des maisons de repos. Ce projet visait avant tout à pallier aux manques de matériaux dans les institutions sanitaires et aux réponses tardives de l’Etat sur cette question. Ceci était un mouvement plutôt localisé selon les demandes et qui répondait aux besoins locaux, à initiative des groupes eux-mêmes.

Dans un deuxième temps du confinement, les services de Vie Féminine se sont posés la question de comment préparer le déconfinement, et cela a amené à repenser la confection des masques dans une logique plus collective. La production s’est donc tournée vers les publics et le personnel du MOC HC. Rapidement le manque de tissus s’est fait sentir et il y a eu besoin de faire appel à des dons.

En ce qui concerne la recherche de tissus et matériel, des demandes ont été faites aux entités communales et aux privés et les animatrices des antennes locales redistribuent le matériel à leurs groupes dès qu’un don est fait. Ensuite, pouvoir mutualiser les efforts, tout comme le matériel et les ressources il est en train de se réfléchir sur la création d’un stock commun au sein du MOC HC qui permettrait d’élargir la production et faciliter l’accès au matériel. Cela permettra de réduire les coûts et de répondre aux demandes. Notamment, la collaboration avec le CIEP Hainaut Centre a permis de comprendre comment confectionner des masques conformes à la réglementation.

En résonance avec les objectifs de conscientisation de l’éducation permanente, cette initiative a entamé avec le public de Vie Féminine et d’autres un processus de prise de conscience de différents points de l’actualité :

  1. La compréhension des défaillances de l’Etat
  2. Le rôle des citoyens comme acteurs et actrices vus comme protagonistes dans la crise dans un but à la fois de dénonciation et d’action
  3. Le travail fait pour comprendre quel type de masque est nécessaire et utile dans cette situation
  4. La volonté de créer un cahier de revendications pour ne pas oublier et pour faire réagir l’Etat qui compte déjà les points suivants :
    - Moins de délocalisation de la production de matériel nécessaire au bon fonctionnement du système sanitaire
    -  Plus de budget alloué à la santé publique

Les masques solidaires – Les Equipes Populaires de Baudour

L’initiative de confection de masques située à Baudour naîtde l’idée d’une des couturières faisant partie des bénévoles du magasin de deuxième main « Un autre mode de vie ». Sandra, animatrice des Equipes Populaires de Baudour, nous explique que le groupe de couturières s’est mobilisées d’abord pour découper les tissus pour la confection de masques, tout en restant à l’écoute des personnes (militantes et connaissances) qui auraient pu être dans le besoin de masques. Depuis le début dans un format conforme à la règlementation, les masques ont d’abord été distribués aux travailleurs des métiers du soin (surtout des infirmiers, travailleurs des Homes et des institutions), tout comme des personnes âgées et ceux qui ne savent pas en créer eux-mêmes. Les Equipes populaires sont donc rentrés en jeu pour donner un coup de main dans un contexte de solidarité de quartier mais qui ne s’est pas limité géographiquement. Par exemple, le groupe a réussi à fournir des masques pour des équipes entières de maisons de repos et d’institution pour personnes handicapées.

Les tissus et les élastiques étaient dans un premier temps récupérés dans les réserves du magasin de deuxième main, mais après un mois de confinement, la commune de Saint Ghislain a fait un don, distribué aux couturières récemment. La distribution des masques est vue comme une manière de rassurer et permet de prévoir les nécessités du déconfinement.

Au niveau du temps de création, Sandra nous explique que pour une couturière, en 20 minutes une masque peut être créé, mais qui pour un.e novice, cela pourrait prendre plusieurs heures, entre découpage et couture. C’est donc une certaine charge de travail.

L’organisation de la communication passe beaucoup par les réseaux sociaux et permet de relever les difficultés du terrain, notamment pour les personnes les plus fragilisées par la crise. La dynamique de solidarité de quartier est telle que le système d’écoute, d’entraide et de travail sur les angoisses, permet de développer des objectifs d’éducation permanente, grâce au réseau des Equipes Populaires qui s’étend sur les trois cités de Baudour. La prise en compte des vécus de chaque jour est donc importante pour garder le lien.

J’aime finir cet article en laissant la parole à Sandra elle-même :

« On demande aux gens de se responsabiliser, de soutenir les autres, que ceux qui savent en faire en fassent aussi parce que on est nombreux et toute cette solidarité aussi ça rentre dans l’éducation permanente. […] On fait comprendre aux gens qu’ en ces moments-ci, au lieu de se renfermer on peut être solidaire. »

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