Le 10 mai, le MOC, en partenariat avec les Equipes Populaires, la CSC et les JOC recevait des représentants du MOJOCA : Gérard Lutte (fondateur du MOJOCA) ainsi que Kenya et Myrna, travailleuses au sein du Mouvement guatémaltèque.

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Le MOJOCA (MOvimiento JOvenes de la CAlle ou Mouvement des jeunes de la rue), ce sont des filles, souvent mamans dès 15 ans, et des garçons que la pauvreté et la violence ont poussé à quitter leurs familles pour vivre dans la rue. Ils y sont exposés aux trafiquants de toutes sortes et aux milices que sécrète un régime autoritaire et violent. Dans les faits, le MOJOCA est proche des valeurs de la JOC, même si la JOC n’est pas très forte actuellement au Guatemala.

Ces jeunes, appuyés par des adultes, s’organisent sous une forme d’autogestion : c’est l’assemblée générale des jeunes qui prend les décisions principales. Le comité de gestion est élu par les jeunes qui prennent le Mouvement en charge. Le but est ici de défendre les droits des jeunes et de mettre en œuvre les chantiers nécessaires pour le développement de chacun-e dans la dignité : formations, bourses aux études et aux logements, éducation à la santé, service juridique, mise sur pied de micro-entreprises, …

mojoca 02Et cela dans un contexte politique au Guatemala qui n’est pas facile. La corruption fait notamment des ravages, et le pays a vu « tomber » les plus hauts responsables de l’Etat. 60% des personnes vivent dans la pauvreté au Guatemala et 25 % dans l’extrême pauvreté dont les jeunes de la rue. Concernant l’emploi, quand on a un tatouage ou un casier judiciaire, il est quasiment impossible de trouver un job et certains employeurs n’hésitent pas à recourir au chantage pour bénéficer de certaines faveurs…Bref, comme souvent, la justice fonctionne mal quand on n’a pas d’argent…

Ce pays est aussi victime de l’accaparement des terres par les multinationales américaines et européennes. Pour Gérard Lutte, on voit au Guatémala ce que pourrait devenir l’Europe si le TTIP était mis en place. Néanmoins, toutes ces difficultés n’empêchent pas de continuer à « voler », comme le symbolise le Quetzal, cet oiseau régional qui est le symbole du départ des jeunes vers un avenir meilleur.

Ainsi ces dernières années, les jeunes ont décidé de développer la création de micro-entreprises. C’est une des seules possibilités de créer de l’emploi pour les jeunes les plus marginalisés. Cela s’est ainsi concrétisé dans les « ateliers solidaires » et par l’ouverture en 2013 d’une pizzeria qui propose aussi des « gaufres belges ». Le but étant de permettre aux jeunes de prendre plus de responsabilités dans la structure.

Dorénavant, le Mojoca est connu et apprécié par nombre de personnes et associations au Guatemala et dans plusieurs pays. Il est soutenu (notamment par l’ONG du MOC Solidarité Mondiale) non seulement financièrement mais aussi sur le plan administratif et éducatif ou encore par des volontaires. Alors qu’il ne reçoit rien de l’Etat guatémaltèque.

A noter qu’un reportage sur le Guatemala et le MOJOCA a été récemment diffusé dans l’émission Transversales (RTBF)

Julien Gras, animateur CIEP/MOC HC

 

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